Vous devez mourir.
Le verbe grec exprime la perspective déjà actuelle de cette conséquence d'une vie selon la chair : vous êtes voués à la mort.
- On s'attendait à trouver ici la reprise de la proposition commencée au verset 12 "Nous sommes redevables, non à la chair...mais à l'Esprit."
Comme s'il avait énoncé cette dernière pensée, qui allait sans dire, l'apôtre continue : Mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les actions (ou : les pratiques) du corps, vous vivrez.
D'après la leçon la plus autorisée, il substitue le corps à "la chair," dont il était question dans versets 12,13, peut-être parce que, en disant : vous vivrez, il pense déjà à la résurrection qui transformera notre corps matériel en un corps spirituel. (verset 11)
C'est en vue de ce but glorieux qu'il exhorte les chrétiens à sanctifier leur corps. Au reste, le corps actuel a sa vie propre, inspirée par les convoitises de la chair, qui tendent sans cesse à se transformer en actions, et peuvent par conséquent être appelées "les actions du corps."
Les chrétiens ont le devoir de les faire mourir par l'Esprit, c'est-àdire en obéissant constamment à l'Esprit de Dieu, en le laissant déployer sa puissance dans leur faiblesse. Jésus parle de même "d'arracher l'œil," de "couper la main" qui nous font tomber dans le péché (Matthieu 5.29,30 comparez Colossiens 3.5 ; 1Corinthiens 9.27).