Telle est l'application que l'apôtre fait du principe énoncé à verset 1.
C'est pourquoi, mes frères, (Romains 7.1 ; Romains 1.13) vous aussi, chrétiens, vous avez été mis à mort relativement à la loi ; par quel moyen ? par le corps du Christ, par ce corps dont la vie a été violemment détruite et donc vous avez partagé la destinée en mourant spirituellement avec lui.
Leur affranchissement de la loi était impliqué dans la mort du Christ, à laquelle ils se sont associés par la foi. Christ lui même a été soumis à la loi, (Galates 4.4) pour le temps de sa vie seulement ; quand il expira sur la croix "tout était accompli ;" (Jean 19.30) toutes les exigences de la loi étaient remplies, non seulement pour lui-même, mais pour ceux qui croiraient en lui.
Cet affranchissement de la loi ne devait pas laisser l'homme sans règle et sans principe directeur. Il avait précisément pour but de le placer sous un autre régime : pour appartenir à un autre ; à un autre "mari," disent ceux qui estiment que l'apôtre applique encore dans notre verset la comparaison du mariage, à un autre "maître," sous-entendent ceux qui pensent qu'il n'est plus question de mariage.
Cet autre est celui qui est ressuscité des morts, et qui nous fait participer à sa vie aussi réellement qu'il nous a associés à sa mort. (Romains 6.8-11) Et le but, la fin dernière de ce changement de condition est que nous portions des fruits pour Dieu (grec fructifiions à Dieu).
Ceux qui pensent que l'image du mariage est encore ici appliquée à l'union avec Christ, voient dans ces fruits la suite de l'image : ce sont les enfants que ce mariage avait pour but de procréer.
Les fruits que nous devons porter (comme dans Romains 6.21 ; Colossiens 1.10), sont les œuvres de sainteté et d'amour, conformes à la volonté de Dieu et accomplies pour Dieu.