L'expression le corps de cette mort (traduction plus exacte que : "ce corps de mort") n'est pas une image pour désigner la masse des péchés, la misère physique et morale dont l'homme pécheur est affligé.
Elle doit être prise au propre : notre corps matériel est appelé le corps de cette mort, parce que le péché a établi en lui son siège principal et a fait de lui l'instrument de son activité ; c'est le règne du péché dans le corps que Paul appelle : cette mort. (Romains 6.6,12 ; 7.18,23)
Pour être délivré (grec arraché) des mains de cet ennemi, il faut que l'homme, par le renouvellement de tout son être spirituel, soit soustrait à la domination de la chair, qui le voue à la mort.
L'Esprit de vie, en le créant de nouveau, en pénétrant par degrés tout son être, devient aussi en lui le principe d'un corps nouveau, le "corps spirituel," (1Corinthiens 15.44) semblable au corps glorifié de Christ. (Philippiens 3.21)
Ce "corps spirituel," couronnement de la vie nouvelle que Dieu nous donne en Christ, pourra s'appeler : "le corps de cette vie," comme le premier était nommé le corps de cette mort.
A ce cri douloureux, à cette question pleine d'angoisse : qui me délivrera du corps de cette mort ? il faut une réponse, pour que l'homme ne soit pas réduit au désespoir. La loi a atteint son but, elle a achevé son terrible ministère. C'est l'Evangile qui arrachera l'homme à la mort éternelle.