Sin., A, C, D, portent deux encore, dont l'un paraît être une répétition de l'autre : "car encore Christ, lorsque nous étions faibles encore..."
B porte : "S'il est vrai que Christ, alors que nous étions encore faibles, est mort, au moment marqué, pour des impies..." Avec cette leçon, il faudrait considérer les versets 7,8 comme une parenthèse, pour trouver l'apodose au verset 9 "à bien plus forte raison..."
La leçon : "Car Christ," que présentent tous les autres manuscrits, donne à la phrase une construction moins compliquée. Paul introduit, en ces termes, une argumentation qui se poursuit jusqu'à verset 10, et qui est destinée à prouver le droit que nous avons de nous "glorifier de l'espérance qui ne confond pas." (versets 2,5)
- Christ est mort pour des impies comme nous l'étions alors ; (Romains 4.5, note) combien plus notre espérance est-elle assurée maintenant que nous avons accès à la source de toute force, de toute vie, de tout amour !
Christ est mort (grec) selon le temps, ou au temps marqué par l'éternel et immuable conseil de Dieu, et avant que nous eussions rien pu faire pour prévenir et mériter son amour. Notre espérance est d'autant plus certaine : elle est fondée sur le ferme conseil de Dieu et sur la parfaite gratuité de son amour.
- D'autres traduisent : il est mort à temps, ou au moment favorable ; ils se refusent à voir dans cette expression une allusion au décret divin.
D'autres encore relient cette locution à ce qui précède : "quand nous étions encore sans force, selon les conditions de l'époque où le salut n'avait pas encore été manifesté ;" ou ils la rattachent à ce qui suit immédiatement : pour des impies comme nous l'étions conformément à l'époque...
- Pour des impies signifie : en leur faveur, par amour pour eux, pour leur bien, et non : "à leur place," ce qui serait exprimé par une autre préposition grecque, employée Matthieu 20.28.