L'apôtre, après avoir affirmé que, par la faute du premier homme, le péché et la mort sont venus sur tous les hommes, (verset 12) aurait dû passer immédiatement au second terme de la comparaison, à Christ, source de la justice et de la vie. Mais il s'interrompt pour prouver que la mort a réellement coulé du péché d'Adam comme de sa source.
Il raisonne ainsi : dès avant la loi, le péché était dans le monde, l'histoire l'atteste.
Mais dans cette période antérieure à la loi, le péché pouvait-il être puni de mort ? Non, puisqu'il n'est pas imputé (au même degré) là où il n'y a point de loi, (Romains 4.15) de loi expressément formulée, qui, en faisant connaître à l'homme la volonté de Dieu, rend ses transgressions vraiment coupables.
Et toutefois, la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, durant cette période où il n'y avait point de loi ; elle a régné même sur ceux qui, n'ayant pas un commandement exprès comme Adam, n'avaient pas péché par une transgression semblable à la sienne (grec à la ressemblance de la transgression d'Adam).
Et la conclusion sous-entendue, c'est que la mort, qui n'était pas pour ces hommes le châtiment de leurs transgressions, devait résulter pour eux de la seule faute d'Adam.
- La mention d'Adam évoque la pensée du second Adam, qui devait réparer le mal fait par le premier père de notre race. C'est pourquoi Paul ajoute : lequel est une figure (grec type) de celui qui doit venir (grec devenir).
"Le mystère d'Adam est le mystère du Messie", a dit un rabbin.