Le témoignage de l'Ecriture est invoqué à l'appui (car) de cette affirmation qui pouvait sembler téméraire : Abraham n'a pas sujet de se glorifier devant Dieu. (verset 2)
L'Ecriture déclare que c'est la foi d'Abraham qui lui fut imputée à justice, ou comptée pour Justice, portée en compte comme Justice, par un acte de la souveraine grâce de Dieu, qui a voulu attribuer une telle valeur à la foi, en vertu de la nature et de l'objet de cette foi.
C'est dans Genèse 15.6 que l'Ecriture raconte ce fait. Abraham, hors d'âge d'avoir un fils, crut à Dieu, qui lui promettait une postérité aussi nombreuse que les étoiles. Dans cette promesse était impliquée celle du salut de l'humanité.
La foi d'Abraham ne saisit pas seulement la promesse que Dieu lui fait. Elle s'attache à Dieu lui-même, à sa fidélité. Elle est ainsi semblable à la confiance que tout homme doit mettre en Dieu pour ce qui concerne le salut.