Les versets versets 13-16 confirment (en effet) l'idée que tous les croyants, incirconcis et circoncis, sont fils d'Abraham et justifiés par leur foi seule, en montrant que l'héritage du monde avait été promis à Abraham et à sa postérité, sans condition légale, en leur qualité de croyants justifiés ; que cet héritage est, comme la justification, assuré à la foi seule.
La promesse d'hériter le monde n'est nulle part faite expressément à Abraham. Dieu lui avait promis seulement qu'il recevrait en héritage le pays de Canaan. (Genèse 12.1 ; 13.14,17) Mais il reçut également cette promesse plus grande : "Toutes les familles de la terre seront bénies en toi," (Genèse 12.3) promesse qui impliquait la fondation du règne messianique destiné à s'étendre au monde entier.
Sa foi embrassait ce royaume de Dieu quand, par delà la Canaan terrestre, elle découvrait "la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur" (Hébreux 11.10 ; comparez versets 14-16).
Ce qui était promis à Abraham et à sa postérité, c'était donc, d'abord, le monde actuel, "toutes les familles de la terre ;" ensuite, le monde renouvelé, "les nouveaux cieux et la nouvelle terre".
En effet, la postérité d'Abraham devait comprendre Jésus-Christ, l'héritier par excellence, le Roi appelé à exercer la domination universelle et en qui la promesse faite à Abraham eut son plein accomplissement.
Le salut du monde et le règne du Messie étaient impliqués dans la promesse faite au père des croyants, comme la fleur l'est dans le bouton, le fruit dans la graine (Genèse 17.4-8 ; 22.17,18 ; Psaumes 2.7,8 ; Matthieu 5.5, note ; Galates 3.8)
- La promesse n'a pas été faite à Abraham par une loi, c'est-à-dire avec la condition qu'il se soumit à un régime légal. L'article manque en grec. Paul ne pense donc pas à la loi de Moïse, qui n'existait pas encore, (Galates 3.17) mais à une loi quelconque dans laquelle se serait exprimée la sainte volonté de Dieu.
La promesse a été laite à Abraham uniquement par la justice de la foi (Grec : une justice de foi), de cette foi qui le mettait en possession anticipée de l'objet de la promesse.