Si l'on admettait que Dieu n'a pas le droit de punir les péchés qui finissent par concourir à sa gloire, le jugement du monde deviendrait impossible, car Dieu tire continuellement le bien du mal que les hommes avaient pensé faire, (Genèse 50.20) et tout pécheur pourrait alléguer comme excuse que son péché a eu finalement un bon effet et a servi à glorifier Dieu.
On pourrait répondre aussi que jamais le pécheur n'a l'intention de glorifier Dieu par ses iniquités et que c'est malgré lui que ce résultat est atteint ; que, par conséquent, sa responsabilité demeure entière.
Mais Paul voulait moins produire une réfutation en forme de l'objection énoncée à verset 5. qu'exprimer en termes énergiques les conséquences absurdes auxquelles elle aboutissait.