A l'appui du nouveau moyen de salut, Paul avance, comme seconde preuve, un argument négatif, qu'il introduit par ou bien : si non, si l'affirmation précédente n'était pas fondée, si l'on soutenait le contraire...
Le salut par la foi s'impose, s'il est vrai qu'il n'y a qu'un seul Dieu, qui n'est pas seulement le Dieu des Juifs, mais le Dieu de tous les hommes.
Les païens, en effet, ne pouvant avoir la prétention d'arriver à la justification par les œuvres de la loi mosaïque, qu'ils ne connaissent pas, il en résulterait, si le salut dépendait de ces œuvres, que Dieu serait seulement le Dieu des Juifs ; il n'aurait manifesté les desseins de sa miséricorde qu'à ce peuple, à l'exclusion de tous les Gentils, qui n'avaient pas reçu la loi.
Or l'apôtre, avec les prophètes et tout l'Ancien Testament, affirme le contraire : Dieu est le Dieu de tous les hommes. Dans son éternel amour, il a trouvé un moyen de salut accessible à tous, et il les unit tous par un même lien spirituel.
En glorifiant ainsi la miséricorde de Dieu, l'apôtre donne, dans ces versets 29,30. un argument frappant à l'appui de son affirmation : l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. (verset 28)