Ceux qui auront péché (grec) sans loi, c'est-à-dire sans avoir de loi écrite.
L'apôtre pense à la loi mosaïque, car les Juifs ont été seuls parmi les peuples à avoir la loi de Dieu par écrit et réunie en un code. Comme cette loi n'a pas été confiée aux gentils, ceux-ci ne pourront être jugés d'après elle.
Mais ils ont une autre loi, celle de la conscience, (versets 14,15) et Dieu s'est révélé à eux dans ses œuvres. (Romains 1.19-21)
Leur endurcissement dans le péché, en présence de tels moyens de connaître Dieu, sera la cause de leur condamnation : ils périront.
L'apôtre ne dit pas qu'ils "seront jugés," parce que leur perdition ne sera pas l'effet d'une sentence directe prononcée d'après une loi positive. Mais, en toutes circonstances le salaire du péché, c'est la mort.
En admettant cette dure vérité que l'expérience confirme, il ne faut pas oublier toutefois qu'il y a devant Dieu divers degrés de culpabilité, dont il sera tenu compte au jour du jugement. (comparez Matthieu 11.20-24 ; Luc 12.47,48)
- Ceux qui auront péché en ayant la loi, grec en loi, c'est-à-dire sous le régime de la loi, seront jugés par la loi, précisément par cette loi de Moïse dont les Juifs se glorifiaient, (comparez versets 17-20) s'imaginant qu'il suffisait de la posséder et de la connaître pour être juste devant Dieu. (verset 13)
Le même apôtre qui enseigne avec tant d'insistance que nul ne sera justifié par les œuvres de la loi affirme avec non moins d'énergie l'obligation absolue pour l'homme de mener une vie conforme aux préceptes de cette loi dont il relève à tout propos la sainteté inviolable. (comparez Matthieu 5.17-19)