Le nom de Junias ne se rencontre pas ailleurs ; on le considère comme une abréviation de Junianus. Chrysostome et d'autres après lui ont lu : Junia, nom de femme fréquemment employé.
Junia serait l'épouse ou la sœur d'Andronicus. La plupart des interprètes donnent au mot que nous traduisons par parents le sens de compatriote, parce qu'ils ont peine à admettre que Paul eût plusieurs parents, tant à Rome que dans son entourage à Corinthe. (versets 11,21) Mais l'épithète de compatriote aurait dû être appliquée également à Prisca et à Aquilas, (verset 3) à Marie, (verset 6) et probablement à d'autres des personnes mentionnées dans ces salutations. Et le mot grec a toujours le sens de parent, membre de la même famille.
- On ignore quand et comment Andronicus et Junias ont été les compagnons de captivité de l'apôtre Paul. Paul ajoute qu'ils sont distingués parmi les apôtres, ce qui peut signifier que les apôtres de Jérusalem, les douze, les ont en haute estime ; ou bien qu'ils se distinguent dans la catégorie des apôtres, ce terme étant pris ici dans son sens général d'envoyés, de missionnaires.
Quoi qu'il en soit, leurs noms, alors distingués, sont aujourd'hui inconnus et ne seraient pas parvenus jusqu'à nous sans cette fraternelle salutation de l'apôtre.
Combien d'autres noms, ignorés des hommes, se trouveront écrits dans les cieux ! Tels sont la plupart de ceux qui suivent, et dont, pour cette raison, nous n'aurons rien à dire dans ces notes.