A cette attitude égoïste, l'apôtre opposé ce précepte qu'il invite tous les chrétiens, les faibles comme les forts, à pratiquer : que chacun (grec) complaise au prochain.
Complaire au prochain, c'est le prendre pour but de nos efforts, chercher à lui être agréable en toutes choses. Mais dans quel esprit, avec quelles intentions ?
Nous pouvons revenir par un détour à nous complaire en nous même, quand nous cherchons à complaire au prochain ; nous pouvons flatter nos frères pour nous faire bien voir d'eux. Nous cessons alors de plaire à Dieu.
Aussi l'apôtre ajoute-t-il : pour le bien, en vue de l'édification. Ce but, nous pouvons l'atteindre par de bons procédés, inspirés par l'amour. Il est des chrétiens qui semblent faire consister la fidélité à se rendre désagréables ; ils se trompent. Mais, d'un autre côté, la véritable charité maintient les droits de la vérité (Ephésiens 4.15) et se préoccupe avant tout des intérêts spirituels et éternels du prochain. (1Corinthiens 10.32) L'application que l'apôtre fait de ce précepte aux forts dans leurs rapports avec les faibles est évidente.