Grec : L'un juge un jour à côté d'un jour, l'autre juge chaque jour.
C'est ici une seconde pratique au sujet de laquelle les chrétiens de Rome différaient d'opinion et devaient apprendre à se supporter.
Il s'agit du sabbat, des nouvelles lunes et d'autres fêtes auxquelles des chrétiens convertis du judaïsme ne pouvaient se résoudre à renoncer.
L'apôtre ne se prononce pas entre les deux pratiques opposées pour condamner absolument l'une et approuver l'autre sans réserve. Il veut que chacun soit libre d'agir selon sa conscience, sans être jugé par les autres.
Tout ce qu'il demande, c'est que chacun soit pleinement persuadé, pour ne pas agir sous l'impulsion d'autrui ou sous le joug de traditions qu'il suivrait sans réfléchir. Il sait qu'en cherchant à se faire une conviction personnelle, éclairée par l'Esprit de Dieu, le faible s'affranchira graduellement de ses préjugés, de ses vains scrupules, et acquerra une connaissance toujours plus complète de l'Evangile, par laquelle il sera mis en possession des privilèges de la liberté chrétienne.