Ce verset confirme (en effet) par un fait particulier ce que l'apôtre vient de dire du rôle des autorités et de l'obligation de leur être soumis.
C'est pour cela aussi, en vertu de cette obligation, que vous payer les impôts, pratique universelle, qui ne s'expliquerait pas sans cette obligation ; en effet, ceux qui les perçoivent (mots sous-entendus dans l'original) sont ministres de Dieu.
Le mot ministre désigne celui qui exerce une fonction publique et, dans le Nouveau Testament, une fonction d'un caractère religieux. (Hébreux 8.2) De la même racine provient le mot liturgie. Paul s'applique à lui même ce terme dans Romains 15.16, note.
Les percepteurs de l'impôt sont des ministres de Dieu qui s'appliquent avec constance à cela même, à la perception de l'impôt.
Les bienfaits de l'ordre, dans une société qui, préservée des horreurs de l'anarchie, jouit de la sécurité indispensable à son développement, sont aux yeux de tout bon citoyen un motif de supporter sans murmure les charges que lui impose l'Etat et en particulier de s'acquitter consciencieusement des contributions publiques. On voit par les écrits des Pères de l'Eglise combien, dans les premiers siècles, les chrétiens mettaient de soins à remplir ces devoirs, même envers une autorité païenne qui les persécutait.