L'ordre institué par Dieu (grec l'institution de Dieu), ce terme désigne, tout ensemble, l'état de droit et l'état de fait (comparez verset 1, note).
Ils attireront sur eux-mêmes un jugement. Par ce jugement, il ne faut entendre ni la condamnation définitive prononcée par Dieu, et qui entrains la perdition éternelle, ni simplement une peine infligée par l'autorité humaine lésée. Le premier sens dépasse la pensée de l'apôtre, le second est d'une vérité trop évidente pour qu'il eût estimé nécessaire de l'énoncer.
Ce jugement est donc bien une punition infligée par Dieu à ceux qui ne respectent pas l'ordre établi par lui, mais une punition qui s'accomplit dans le domaine temporel et le plus souvent par l'entremise de l'autorité humaine méconnue. (Matthieu 26.62 ; Apocalypse 13.10)
- Etre rebelle à l'autorité, c'est s'opposer à Dieu. Le chrétien qui saisit la loi dans son esprit ne restreindra pas ce précepte à la résistance violente et armée, mais l'étendra à toute attitude hostile, à toute action qui tend à désaffectionner le peuple de ceux qui le gouvernent à toute approbation des tentatives de résistance et de révolte.
Cependant, ici comme au verset précédent, ce qui concerne l'activité politique du chrétien en tant que citoyen, son droit d'apporter des modifications au gouvernement de son pays, demeure en dehors de l'horizon de l'apôtre. Paul se borne à poser le principe de l'obéissance aux magistrats et du respect de l'ordre social.