Dans versets 7-10, l'apôtre expose ce qui est arrivé à la masse du peuple. Elle n'a pas obtenu les biens messianiques ; seuls les élus, qui forment "le reste," y ont eu part. Quoi donc ? que s'est il donc passé pour Israël dans son ensemble pour la majorité du peuple ? Le principe non par les œuvres mais par la grâce s'est retourné contre eux.
Ce qu'Israël cherche, la justice valable devant Dieu, l'accomplissement des promesses les biens qui constituent le salut, il ne l'a pas obtenu, parce qu'il le cherche par les œuvres ; mais l'élection (les élus) l'a obtenu, comme une grâce ; (verset 6) tandis que les autres, la grande majorité du peuple, ont été endurcis. Le verbe est au passif ; il est inexact de le rendre par : "se sont endurcis".
Leur endurcissement est l'œuvre de Dieu, qui punit ainsi l'incrédulité et la révolte volontaires des Israélites. (Romains 9.17,18, note) Cette action divine ne s'est du reste pas tant exercée sur les consciences individuelles que sur l'état général du peuple, sur l'âme juive, comme nous dirions aujourd'hui.
Les chefs d'Israël se sont aveuglés eux-mêmes et ont été frappés d'un aveuglement qui fut la conséquence et la punition de toute leur attitude précédente ; et ils ont entraîné la masse du peuple après eux (Zahn). L'idée que le peuple Juif n'a pu recevoir le témoignage de Jésus et de ses apôtres, parce qu'il était endurci et aveuglé par un jugement de Dieu, se retrouve dans Matthieu 13.10-15 et dans Jean 12.37-43.