La réponse divine ; grec l'oracle. Ce substantif ne se trouve qu'ici dans le Nouveau Testament, mais le verbe se rencontre plusieurs fois. (Romains 7.3 ; Matthieu 2.1 ; Luc 2.6 ; Actes 10.22, etc.)
La réponse de Dieu est citée dans les termes de 1Rois 19.18. Le sens en est légèrement modifié. Aux exécutions annoncées, et qui seront faites par Hazaël, Jéhu et Elisée, l'Eternel apporte cette restriction : "Je laisserai en Israël sept mille hommes..."
Paul écrit (grec) : J'ai laissé pour moi-même. Ce complément : pour moi-même, ne se lit ni dans le texte original, ni dans les Septante.
La réponse a ainsi plus directement le sens que l'apôtre veut lui donner : Dieu s'est réservé à lui-même, en les empêchant de tomber dans l'idolâtrie, sept mille hommes, qui n'ont point fléchi le genou devant Baal.
Baal (seigneur) est la divinité cananéenne au culte de laquelle les Israélites se laissèrent souvent entraîner.
Baal est habituellement considéré comme masculin. Dans notre passage, et dans quelques passages des Septante, il est précédé de l'article au féminin. On a expliqué ce fait en disant que Baal était à la fois des deux sexes, ayant comme représentants le soleil et la lune. Mais une explication plus naturelle est que les Juifs évitaient, en lisant les Ecritures, de prononcer le nom de Baal, et lui substituaient : "la honte." L'article la avertissait le lecteur de cette substitution à faire.