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Doxologie finale.
Le plan de Dieu pour le salut des pécheurs, qui s'est déroulé de degré en degré aux yeux de l'apôtre, pénètre tellement son cœur d'étonnement et d'adoration, qu'il est contraint de donner essor à ses sentiments.
Il le fait dans un chant de louanges, dont les sublimes accents embrassent les hauteurs des cieux et les profondeurs de l'essence divine. Son regard plonge dans un abîme ; ô profondeur ! Il découvre d'abord la richesse de Dieu, c'est-à-dire, probablement, l'abondance des moyens qu'il a d'atteindre son but : le salut de l'homme déchu ; puis la sagesse de Dieu qui conçut le plan de la rédemption, (1Corinthiens 2.7) enfin la connaissance qui lui permet de discerner les conditions de son exécution et détermine à l'avance les voies et les moyens de l'exécuter.
Quelques-uns considèrent le mot richesse comme un complément qualificatif de profondeur : O profondeur de richesse, c'est-à-dire : "O profondes richesses," et de la sagesse et de la connaissance.
Pour admettre cette construction, il faudrait pouvoir regarder comme inauthentique le et devant de la sagesse (plusieurs témoins occidentaux du texte l'omettent). Si on le maintient, la coordination des trois compléments : richesse, sagesse, connaissance, semble s'imposer.
- Les jugements de Dieu, qu'il exerce même sur les siens pour les éprouver et les mûrir en vue de la vie éternelle, sont insondables. ils présentent souvent à l'esprit borné de l'homme des mystères qu'il ne peut scruter jusqu'au fond.
Ses voies enfin, par les quelles il conduit l'humanité et poursuit l'exécution de ses desseins, sont incompréhensibles, impénétrables (grec on n'en peut suivre les traces.)