Avec ce verset, Paul aborde une sorte de conclusion (donc) fondée sur la vue de la bonté et de la sévérité de Dieu : celles-ci sont invoquées comme motifs d'une exhortation à la vigilance, adressée aux gentils, (verset 22) puis l'apôtre exprime l'espoir de la réintégration des Juifs. (versets 23,24)
- Grec :, d'après Sin., B, A, C, etc. : vois donc la bonté et la sévérité de Dieu : envers ceux qui sont tombés, il y a sévérité ; mais envers toi, bonté de Dieu. Quelques témoins du texte omettent le complément de Dieu.
Paul invite les gentils, objets de la bonté de Dieu, à persévérer dans cette bonté s'ils ne veulent pas, eux aussi, être retranchés.
Cette exhortation, et la menace sur laquelle elle s'appuie, prouvent que, si l'élection divine donne l'assurance du salut, elle n'en laisse pas moins subsister la responsabilité de l'homme, à tous les degrés de la vie chrétienne.
Quand il s'agit de réveiller les âmes et de leur inspirer une crainte salutaire, Paul ne se laisse pas arrêter par les conclusions que l'on peut tirer de sa doctrine de l'élection, (Romains 8.29-39) par ce que l'on a appelé l'inadmissibilité de la grâce. S'il paraît se mettre ainsi en contradiction avec lui-même, il compte sur l'expérience chrétienne pour réduire à l'unité cette antinomie. (Philippiens 1.12,13)