L'apôtre répète, ou plutôt rétorque sous forme de négation, son interrogation de verset 1.
Aux mots de Psaumes 94.14, Dieu n'a pas rejeté son peuple, il ajoute : qu'il a préconnu.
Cette adjonction n'a pas un sens restrictif : Dieu n'a pas rejeté la portion d'Israël qu'il avait préconnue et qui est son seul vrai peuple.
D'après verset 26 "tout Israël sera sauvé !" Le sens n'est pas non plus : Dieu choisit ce peuple quoiqu'il l'eût connu d'avance comme un peuple rebelle.
Ici, comme Romains 8.29 (voir la note), préconnaître signifie : reconnaître comme sien, c'est l'acte divin qui précède et conditionne l'élection.
Comparer Amos 3.2, où le texte hébreu et la version des Septante portent : "Je vous ai connus, vous seuls parmi toutes les familles de la terre."
- Dieu n'abandonne pas tout entier, ni pour toujours, le peuple qu'il a choisi ; c'est ce que prouve l'expérience d'Elie.
Grec : ce que l'Ecriture dit en Elie, c'est-à-dire dans le passage où se trouve l'histoire d'Elie.
Comment il porte plainte, grec il se présente devant Dieu, il intercède auprès de Dieu, contre Israël.
Irrité par l'endurcissement d'Israël après la grande scène du Carmel et la défaite des prophètes de Baal, découragé par les menaces de Jézabel, croyant qu'il est resté seul fidèle à l'Eternel, Elie appelle le châtiment de Dieu sur son peuple qui s'obstine dans l'idolâtrie.