Or... D et les documents du texte occidental ont car.
Paul s'adresse à ses lecteurs d'origine païenne pour faire ressortir encore spécialement à leurs yeux les avantages que les nations retireront de la conversion finale d'Israël, (versets 11-12) et pour leur dire dans quelle pensée il accomplit, lui, Juif, son apostolat auprès d'eux, gentils. Il y a deux manières de comprendre ce mobile de son activité.
1° Si je travaille avec ardeur à la conversion des païens, c'est pour exciter à jalousie mes compatriotes les Juifs et en sauver quelques-uns.
2° En tant qu'apôtre des gentils, je cherche à sauver les Juifs en les excitant à jalousie, parce que la conversion d'Israël dans sa totalité amènera la consommation du salut pour les nations aussi, (verset 15) en d'autres termes si, comme Juif, je souhaite la conversion d'Israël, je la souhaite plus encore en tant qu'apôtre des gentils.
Cette dernière explication, quoique moins simple, à première vue, établit une meilleure liaison entre versets 11,12 et verset 15 ; elle n'oblige pas à considérer les versets 13,14 comme une parenthèse.
On comprend aussi mieux que ce soit en tant qu'apôtre des gentils que Paul invoque ce motif, puisque c'est l'intérêt des gentils qu'il a finalement et surtout en vue. Sur l'apostolat de Paul parmi les gentils, comparer : Romains 1.5 ; Actes 9.16 ; 22.21 ; Galates 1.16 ; 2.7 ; Ephésiens 3.8.
- Je glorifie mon ministère (grec mon service), non en le vantant par des paroles (1Corinthiens 15.9,10) ce qui eût été de peu d'effet sur les Juifs, mais en le remplissant d'une manière fidèle et efficace. Le but et le résultat de l'apostolat que Paul exerce parmi les gentils, c'est, dit-il, d'exciter à jalousie (verset 11 et Romains 10.19) ceux de ma race et de sauver quelques-uns d'entre eux (grec si, en quelque manière, j'existerai à jalousie ma chair et sauverai quelques-uns d'entre eux).
Quelques-uns : ce n'est que dans les derniers temps qu'ils se convertiront tous.