Grec : Car du cœur on croit pour la justice et de la bouche on confesse pour le salut.
L'apôtre transforme la déclaration du verset précèdent en un principe général. Il revient à l'ordre dans lequel les deux actes se succèdent : la foi du cœur d'abord, puis la confession de la bouche.
Justice et salut ne sont pas deux termes synonymes, qui seraient employés seulement pour imprimer à la phrase le parallélisme poétique.
Le salut est le but ; la justice, ou justification, est la condition du salut et le gage donné au croyant qu'il y parviendra. (Romains 5.9,10) Car la justification qui ne produirait pas le salut c'est-à-dire la délivrance finale du péché et de la mort, ne serait pas la vraie justification.
De même, il y a corrélation entre croire et confesser : toute foi qui ne s'affirmerait pas par la confession ne serait pas une foi authentique. "J'ai cru c'est pourquoi j'ai parlé."
L'apôtre montre de quelle importance la confession de la foi est pour l'Eglise et pour chaque chrétien, en nous la présentant ici comme une partie intégrante de l'œuvre du salut et en faisant de la fidélité à confesser une condition, la seule qu'il énonce, pour parvenir au salut.
C'est bien ainsi que l'entendait l'Eglise des premiers siècles, puisque, même dans les temps où la confession emportait le sacrifice de la vie, elle excluait de son sein ceux qui n'avaient pas le courage de rendre ce témoignage (comparez 1Timothée 6.12 et suivants ; Hébreux 4.14 ; 10.23).