Voilà autant de privilèges dont Paul aurait pu se glorifier s'il avait voulu s'appuyer sur la chair, c'est-à-dire sur ces choses extérieures, sans regarder aux dispositions du cœur qui seules leur donneraient de la valeur : lui aussi a été circoncis selon la loi dès l'entrée de sa vie, étant Israélite de naissance, et non seulement prosélyte comme plusieurs de ses adversaires.
Il appartenait à la tribu de ce Benjamin, le favori de son père, qui reçut de lui une bénédiction particulière ; (Genèse 49.27 ; Deutéronome 33.12) à cette tribu toujours restée fidèle et dans laquelle était Jérusalem avec son temple.
Hébreu, fils d'Hébreux, Paul descendait d'Abraham ; pour la doctrine et pour la stricte observance de la loi, il était de la secte austère et respectée des pharisiens. (Actes 22.3 ; 26.5)
Nul ne l'avait surpassé en zèle, puisqu'il avait persécuté l'Eglise chrétienne, et quant à la justice de la loi, à cette justice que lui opposaient ses adversaires, et qui consiste à suivre à la lettre chaque précepte, tandis que le cœur reste inconverti, Paul était sans reproche de la part des hommes.