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Tendre à l'unité. Les hommes de la terre et les hommes du ciel.
Etre parfait ne peut pas, d'après ce qui précède, s'entendre d'une perfection morale absolue. L'apôtre emploie souvent ce mot dans le sens de mûr, d'homme fait par opposition à l'état d'enfant. (1Corinthiens 2.6 ; 14.20 ; comparez Hébreux 5.14)
Paul exhorte ceux qui ont atteint ce degré de perfection à avoir cette même pensée ou ce même sentiment.
Lequel ? Les uns répondent en rapportant ces mots aux grandes pensées exprimées versets 9-11 ; les autres, à celles de versets 12-14, c'est-à-dire que, tout en retenant ferme son élection et sa vocation en Jésus-Christ, on ne se persuade pas légèrement d'avoir saisi le prix ; mais que l'on se pénètre, au contraire, avec humilité et tristesse, de la distance qui nous sépare encore de l'entière sanctification du cœur et de la vie, à laquelle nous devons tendre sans cesse.
L'une et l'autre interprétations ont du vrai. La pensée dont le chrétien doit être rempli, c'est celle qui ressort de l'expérience faite par Paul : être tout entier en Christ, mais reconnaître et sentir tout ce qui lui manque encore.