Grec : "Si comment (en quelque manière) je parviendrai à la résurrection des morts."
En un sens la résurrection des morts est universelle, tous y parviendront ; (Jean 5.29) mais Paul, dans les principaux passages qui traitent de ce sujet, n'envisage que la résurrection des justes, la consommation du chrétien tout entier, corps et âme, glorifié par la puissance de résurrection et de vie, qui est Christ en lui. Cette espérance de l'apôtre n'est donc que le dernier trait, le couronnement de tout ce qu'il a déjà exprimé à verset 10.
Mais pourquoi cette tournure dubitative ? Certes, il faudrait être bien étranger aux épîtres de Paul pour penser qu'il doute de son salut final. (Comparer entre autres Romains 5.1 et suivants ; Romains 8.16,28-39 ; 1Corinthiens 3.21-23 ; Philippiens 1.5,6 ; 2Timothée 4.7,8,18)
Mais l'assurance de l'enfant de Dieu est une assurance morale, qui dépend des moyens de grâce, et non une assurance mathématique.
Il marche par la foi et non par la vue. Sa vie est un combat perpétuel, et qui dit combat, dit danger. (2Timothée 2.5) Il doit faire preuve d'une active vigilance, d'une consciencieuse fidélité, d'une humble dépendance de la grâce de Dieu, qui seule le gardera et lui assurera la victoire (Comparer 1Corinthiens 10.12 ; 9.27 et les belles paroles ci-dessous, versets 12-14)