Je le vois. Ce le n'est ni un neutre dans le sens de cela, ni le peuple d'Israël. C'est l'astre et le sceptre dont va parler Balaam. Il le voit en esprit, avant de le désigner.
Non comme présent. L'accomplissement n'aura lieu que dans la suite des jours, verset 14.
Un astre : un personnage apparaissant, avec éclat sur la scène du monde. Ce symbole est très usité ; dans les hiéroglyphes égyptiens l'étoile désigne un roi. Dans toute l'antiquité les grands monarques se flattaient d'être nés lors de l'apparition d'un astre remarquable. Comparez Matthieu 2.1 et suivants.
Un sceptre : symbole d'une souveraineté.
Les tempes. Le mot hébreu signifie les deux côtés d'une chose, d'un pays ; il a été appliqué ici aux deux côtés du pays de Moab, comme pour dire : le pays tout entier ; mais il est plus naturel d'entendre les deux côtés de la tête de Moab personnifié.
Il transperce. Le mot hébreu signifie : creuser en fouillant. Jérémie en reproduisant ce passage (Jérémie 48.45) substitue à ce verbe un mot rapproché de forme, qui signifie le crâne (comparez ici les tempes).
Les fils du tumulte : les turbulents Moabites. Israël avait reçu l'ordre de Dieu d'épargner actuellement ce peuple qui descendait de Lot, neveu d'Abraham. Mais un jour sa conduite hostile envers Israël, continuation de celle de son roi Balak en ce moment, provoquera le châtiment que Balaam décrit ici.