Tiens-toi près... : comme celui qui présente l'offrande à la divinité.
Moi j'irai... : pour chercher Dieu dans la solitude. Le texte ne nous donne aucun détail sur la manière dont Balaam s'y prenait pour obtenir la communication divine. On pourrait penser que, comme les augures romains, il observait simplement les signes qui pouvaient s'offrir accidentellement à ses regards, soit par le cri ou le vol d'un oiseau, soit par quelque phénomène physique. Cependant 24.1 nous oblige à aller plus loin et à admettre qu'il se livrait à quelque opération magique, (il n'alla pas, comme les autres fois à la rencontre des signes dus à la magie) dont le but était, d'un côté, d'évoquer l'apparition de la divinité (à comparez l'expression : venir à ma rencontre) et, de l'autre, de plonger Balaam lui-même dans un état d'extase où il pouvait entrer en communication directe avec le monde supérieur fermé aux sens naturels (24.3-4,15-16).
Dans les pays du nord de l'Europe et de l'Asie, où la sorcellerie existe encore, les Schamanes ou devins se mettent, soit au moyen de quelque breuvage qui semble produire une suspension momentanée de la vie, soit par des mouvements giratoires étourdissants entremêlés de l'absorption de liqueurs fortes, dans un état de clairvoyance dans lequel semble avoir disparu pour eux la distance des temps et des lieux ; ils se trouvent alors en état de répondre avec exactitude à des questions absolument insolubles dans l'état naturel. Il faut sans doute admettre ici l'emploi de quelque opération analogue. Dieu a pu condescendre dans ce cas à l'emploi de tels moyens et parler réellement à la conscience de Balaam (1Samuel 28.11-13).
Peut-être... D'après ce que Dieu lui avait dit, il pouvait être certain de recevoir une révélation ; mais Balak n'avait pas besoin d'être instruit de ce qui c'était passé entre Dieu et lui.
Un lieu découvert : un endroit dégagé et nu où il se trouvât en présence de l'immensité ; ainsi faisaient aussi les augures romains.