Confirmation du sacerdoce d'Aaron et de la prérogative de la tribu de Lévi
Ce récit se rattache indirectement à ce qui précède : l'Eternel veut prévenir toute nouvelle tentative de révolte contre Aaron en confirmant solennellement et aux yeux de tous les chefs de tribus les privilèges de la tribu de Lévi. Il importe de remarquer que la tendance du récit n'est point de défendre la position des sacrificateurs vis-à-vis des Lévites, mais celle de toute la tribu de Lévi vis-à-vis du reste du peuple. C'est ce qui ressort clairement du verset 3. Le récit est élohiste.
Par maison patriarcale. Ce terme désigne ici la tribu. Il est peut-être employé par la raison que le mot matté, qui désigne ordinairement la tribu, est employé pour désigner les verges.
Douze verges. La verge n'est point ici l'insigne du commandement, puisqu'il s'agit de la sacrificature. La sève divine vivifiant l'une de ces branches détachées du tronc sera le signe de l'élection de Dieu. Comme il est peu probable que les deux tribus d'Ephraïm et de Manassé aient été réunies dans ce cas en une seule (celle de Joseph, Deutéronome 27.11-12), la verge d'Aaron fut sans doute la treizième.