Vos moutures. Ce mot, que les LXX traduisent par pâte, désigne probablement la grosse farine, le grain concassé, la semoule dont on faisait des gâteaux. Peut-être s'agissait-il de farine d'orge, parce que l'orge mûrit la première (Lévitique 23.10, note).
Gâteau (challa) : voir Lévitique 2.4, note. Saint Paul fait allusion à cette loi dans Romains 11.16. Encore maintenant les Juifs l'observent strictement. La mère de famille tient à pétrir elle-même la pâte de la première fournée de l'année et prononce sur le premier gâteau qu'elle retire du four cette bénédiction : Béni sois tu, ô Seigneur, roi de l'univers, de ce que tu nous as sanctifiés par tes commandements et de ce que tu nous as ordonné de séparer le challa !
Qu'on prélève de l'aire. Ces mots font supposer que le peuple avait déjà l'habitude d'offrir les prémices de ses moissons en nature (Lévitique 23.12-13).
Ezéchiel 44.30 indique le but de cette prescription : bénédiction sur chaque maison.