Le lendemain. La perspective de ces quarante années de pèlerinage au désert épouvante le peuple. Il croit pouvoir réparer sa désobéissance passée par un acte énergique qui forcera en quelque sorte la main à Dieu et leur obtiendra la victoire. Mais bien loin de réparer par là leur première faute, ils y en ajoutent une nouvelle.
Vers le sommet de la montagne. Comme nous n'avons pas de renseignements précis sur la topographie de Kadès, nous ne savons pas sûrement comment accorder les indications présentées par ce texte : les Amalékites et les Cananéens habitent dans la vallée (verset 25) ; les Israélites montent vers le sommet de la montagne (verset 10) et les Amalékites et les Cananéens descendent contre eux de la montagne (verset 45). Voici peut-être comme nous pouvons nous représenter la chose. Les Israélites, pour éviter de se heurter à l'ennemi qui occupe la vallée, en gravissent l'un des flancs montueux, tandis que les Cananéens montent sur le plateau, les y attendent, et de là les rejettent en arrière.
Nous avons péché. Ce n'est point une véritable repentance, car en ce moment même ils font encore leur propre volonté.