Chapitres 13 et 14 : Les espions et la révolte du peuple
(Texte hébreu 12.16) Après cet arrêt, le peuple se mit en marche et les prochains campements eurent lieu dans le désert de Paran jusqu'à ce qu'il fût arrivé à Kadès (Rithma, Nombres 23.18). Les paroles que, du sein de la nuée qui s'est transportée dans ce but à la porte du sanctuaire, l'Eternel a adressées à Marie et à Aaron, ne peuvent avoir consisté dans une simple inspiration ou suggestion intérieure. Elles sont trop contraires à leur sentiment et ont un caractère trop frappant. Si donc elles ne sont pas une invention de l'historien, elles doivent avoir été prononcées d'une manière audible et de la manière en laquelle Dieu déclare ici même parler habituellement à Moïse. (S'il est un récit dont l'authenticité ne puisse être mise en doute, c'est bien celui-ci. Non seulement il renferme des traits pris sur le fait, ainsi le silence de Moïse qui laisse Dieu prendre sa défense, ou l'effroi d'Aaron qui, se retournant, voit tout à coup Marie blanche de lèpre, mais surtout on cherche en vain ce qui aurait pu motiver l'invention d'une pareille légende dans laquelle le souverain sacrificateur d'Israël joue un rôle si humiliant pour lui et doit réclamer lui-même la médiation d'un autre.)