Pour rien. Les poissons sont si abondants dans le Nil qu'ils se vendent à vil prix.
Concombres. Le concombre vert qui atteint en Egypte une longueur de trente centimètres et qui est assez tendre et doux pour être mangé cru.
Melons. Les melons d'eau (hébreu : abattichim) s'appellent aujourd'hui encore battich ; ils sont cultivés en Egypte en si grande abondance qu'ils se vendent à vil prix sur le marché.
Poireaux. Pline dit que les poireaux d'Egypte sont recommandés pour leur délicatesse.
Oignons. Nulle part les oignons ne prospèrent comme en Egypte ; leur saveur en fait le mets de prédilection du peuple, qui les mange cuits ou rôtis. D'après Hérodote (II, 125), une inscription des pyramides indiquait combien les ouvriers qui y avaient travaillé, avaient mangé d'oignons et d'aulx. Tous ces aliments sont encore aujourd'hui la nourriture habituelle des basses classes en Egypte. Cette longue énumération fait contraste avec la manne toujours la même.