Avant d'être consommée. D'autres traduisent : mâchée, sens que le mot carath n'a nulle part ailleurs.
Ce n'était pas pour rien que l'Eternel avait ordonné de se sanctifier pour bien recevoir le don qu'il leur préparait. Le sentiment de la présence invisible et de l'intervention immédiate de Dieu, ainsi que celui de la reconnaissance, auraient dû remplir le cur du peuple et lui inspirer une sainte retenue dans l'usage d'un pareil don. Ce fut sans doute le cas pour un grand nombre ; mais plusieurs se précipitèrent avec une gloutonnerie animale sur l'objet de leur convoitise. Ceux-là payèrent leur avidité par une punition immédiate. Quant aux autres, ils purent sans doute conserver quelque temps encore la provision amassée et s'en nourrir jusqu'à ce qu'ils en fussent dégoûtés. C'est dans ce sens que le Psalmiste paraît avoir compris aussi cet événement Psaumes 78.26-31 ; comparez en particulier le verset 29 : Ils en mangèrent abondamment.
Très grande plaie. Rien ne dit que la plaie fut causée directement par les cailles elles-mêmes, comme si, par exemple, elles avaient mangé des baies vénéneuses. Le contraire ressort plutôt des mots : avant qu'elles fussent consommées.