De la mer. C'est en cet endroit même que Schubert et ses compagnons virent passer des troupes d'oiseaux tellement étendues et épaisses qu'elles ressemblaient à des nuages. Ce phénomène se renouvelle à plusieurs reprises chaque année au printemps. Nous avons déjà vu (Exode chapitre 16) un fait semblable qui se passait l'année précédente à la même saison. Malgré leur ressemblance, il est impossible d'identifier ces deux faits. Dans Exode 16, les cailles ne jouent qu'un rôle secondaire à côté de la manne ; c'est un surplus que l'Eternel accorde ; ici le peuple demande de la viande parce qu'il est lassé de la manne ; ces cailles sont en nombre beaucoup plus extraordinaire, pouvant suffire pour un mois entier, et enfin elles deviennent une plaie pour le peuple, ce dont il n'y a pas trace dans le cas précédent.
Sur le sol. On a supposé qu'il fallait traduire au-dessus du sol, c'est-à-dire que le vent abattit le vol assez bas pour qu'on pût les saisir avec la main. Ce n'est pas là le sens naturel du texte, qui signifie plutôt que la terre fut couverte à la hauteur de deux coudées (un mètre), il va sans dire : dans les endroits où les cailles s'étaient le plus considérablement amoncelées.
Dix homers (voir Ezéchiel 45.11). C'est pour chaque famille un minimum de vingt hectolitres, à peu près un millier de cailles. Ce nombre paraît colossal ; mais il est bien présenté comme tout à fait extraordinaire et le texte dit qu'on les recueillit pendant dix-huit heures. Il ne s'agissait pas de les manger immédiatement, mais de les sécher au soleil, comme le font les Orientaux. pour les manger plus tard. D'après le verset 19, la provision devait être assez abondante pour suffire durant tout un mois.