Chapitres 3 et 4 : Relèvement des murs et des portes de Jérusalem.
Nous voyons ici l'exécution de la résolution prise 2.18. Ils avaient dit : Nous nous lèverons ! Maintenant ils se lèvent (verset 1). Pour terminer plus promptement l'ouvrage, tout le peuple ne travaille pas ensemble, à une seule et même place, mais les travailleurs se mettent à l'uvre à une quantité d'endroits en même temps. Nous avons remarqué déjà, dans la notice sur les murs de Jérusalem dans Néhémie, que notre chapitre part de la porte des Brebis (verset 4) et y aboutit de nouveau (verset 32), après avoir suivi la muraille orientale dans sa partie nord, puis la muraille septentrionale, occidentale, méridionale, et de nouveau orientale dans sa partie sud. Ajoutons que l'expression à côté de lui ou à côté d'eux, qui revient constamment dans, cette nomenclature, semble indiquer qu'elle est complète, chaque nouvelle section de muraille faisant immédiatement suite à la section précédente.
Et Eliasib, le grand sacrificateur. Le plus haut personnage religieux donne l'exemple. Eliasib était petit-fils de Jéhosua (12.10), contemporain de Zorobabel. Il sera parlé de sa demeure aux versets 20 et 21.
Ses frères, les sacrificateurs : non pas tous les descendants d'Aaron qu'il y avait alors en Israël, car aux versets 22 et 28 nous trouverons des sacrificateurs occupés à relever d'autres portions de la muraille, mais les plus proches parents d'Eliasib.
La porte des Brebis. C'est celle de Saint-Etienne, dans le voisinage immédiat de l'angle nord-est du Haram. Par elle entrent tout naturellement les bédouins qui amènent au marché de Jérusalem les troupeaux de moutons qu'ils ont fait paître entre Béthanie et Jéricho et jusque sur les bords du Jourdain. Elle existait encore au temps du Seigneur et portait le même nom que dans notre verset (Jean 5.2).
Ils la consacrèrent. Il s'agit ici d'une consécration particulière, antérieure à la consécration générale (12.27). Pourquoi cette consécration spéciale ? Est-ce parce que c'était l'uvre du souverain sacrificateur ?
Et ils en posèrent les battants. Ceci est une anticipation, comme aux versets 3 et 6, etc. ; car les battants ne furent mis aux portes qu'après l'achèvement de toute l'enceinte (6.1). Cette anticipation s'explique par le désir de l'auteur d'indiquer d'une manière complète tout ce que fit chaque famille.
Jusqu'à la tour de Méa. Il semble qu'ils n'eurent pas à relever cette tour et qu'elle avait échappé à la destruction par Nébucadnetsar ou à des destructions plus récentes. Ils n'eurent qu'à la consacrer. Le nom de cette tour, qui ne reparaît que 12.39, signifie cent, soit qu'elle eût cent coudées de hauteur ou qu'elle comportât une garnison de cent hommes ou qu'elle eût quelque autre rapport, avec le nombre cent.
La tour de Hananéel : à l'angle nord-est de la ville (Zacharie 14.10). Cette tour aussi semble n'avoir pas été rebâtie par Eliasib. La section d'Eliasib ne comprenait pas trois tours et deux portions de murs, mais la tour des Brebis et la muraille, de là à l'angle nord-est de l'enceinte. Pourquoi ne fut-elle pas consacrée ? Peut-être parce qu'elle fut considérée comme faisant partie de la section suivante.