Asaph, gardien du parc du roi. Nous rendons par parc le mot pardès (paradis), qui ne se retrouve qu'ici et dans Ecclésiaste 2.5 et Cantique 4.13. Il signifierait d'après le sanscrit contrée excellente, d'après le zend enclos, terrain protégé, où peuvent librement croître des arbres et se multiplier le gibier. Cette forêt, qui devait fournir de pesants matériaux, était sans doute voisine de Jérusalem. On pourrait songer à la plaine ou à la vallée boisée qui, d'après 1Chroniques 27.28, appartenait à David et était peut-être demeurée domaine royal après la conquête du pays.
Les portes de la citadelle attenante à la maison [de Dieu]. Cette forteresse (bira) apparaît ici pour la première fois, car dans 1Chroniques 29.1,19 c'est tout l'ensemble des bâtiments du temple qui est ainsi appelé. C'est probablement la même forteresse que les rois asmonéens agrandirent et appelèrent baris, d'après Josèphe, tandis que plus tard, rebâtie par Hérode, qui lui donna le nom d'un de ses amis, elle figure dans l'histoire sous le nom de tour Antonia. Elle était située à l'angle nord-ouest du temple. Avant l'exil il n'y avait en cet endroit rien de pareil, et voici un indice de plus des travaux auxquels nous pensons que les Juifs s'étaient livrés peu auparavant pour fortifier leur capitale.
Et pour la muraille de la ville : à savoir pour les portes de la muraille (3.3-6). On peut aussi traduire : attenante à la maison [de Dieu] et à la muraille de la ville.
Dans laquelle j'entrerai : comme gouverneur. La demande de cette charge par Néhémie n'a pas été racontée dans ce qui précède ; mais voyez 5.14. Esdras, sacrificateur et scribe, chargé d'une mission religieuse, avait pu se passer de cette dignité et des pouvoirs qui y étaient attachés. Mais Néhémie savait qu'il trouverait une forte opposition ; et d'ailleurs la tâche qui allait lui incomber était toute temporelle. D'après 5.15 il y avait eu des gouverneurs réguliers, semble-t-il, en Judée. Nous en connaissons deux, Zorobabel et celui de Esdras 6.7, dont le nom n'est pas indiqué. Tous ont une mission civile. Ce poste était-il justement vacant au moment où il fut confié à Néhémie ?
La maison de ses prédécesseurs était peut-être ruinée ou indigne d'une ville qui allait être entourée de murailles et reprendre sa dignité de capitale.