Liste des chefs de la province.
1 et 2 Au point de vue du contenu, ces versets se rattachent à 8.4-5, et au point de vue du temps à la fin du chapitre 10. Après l'achèvement de la muraille de Jérusalem, qui par places avait été faite en quelque sorte sur croissance (3.8), Néhémie avait convoqué les principaux et leur avait fait part du désir qu'il nourrissait de pourvoir la capitale d'un nombre suffisant de défenseurs. Mais le septième mois était arrivé avec ses solennités (chapitres 8 à 10), et ce n'est que ces fêtes passées que Néhémie peut exécuter la mesure qu'il avait sans doute proposée et que les principaux avaient approuvée. Voici le sens de ces deux versets : Les principaux du peuple habitaient à Jérusalem. Mais le peuple y étant en petit nombre, les gens de la campagne consentirent à ce que le sort, sur dix familles, en désignât une qui irait renforcer la population de la ville. Et même après cela il y eut encore des hommes de bonne volonté qui s'offrirent, sans que le sort les eût désignés, à aller habiter à Jérusalem.
La ville sainte, qui possède le sanctuaire de Dieu (Joël 3.17). Cette manière d'appeler Jérusalem ne se trouve qu'ici et au verset 18, dans la seconde partie d'Esaïe (Esaïe 48.2 ; 52.1) et dans Daniel.
Les villes : les autres villes de Juda et de Benjamin.
Et le peuple bénit... Les riches avaient tout à gagner à vivre dans la ville fortifiée et pouvaient faire cultiver leurs terres par des frères indigents. Mais les gens du peuple perdaient à s'éloigner de leurs champs. Voilà pourquoi l'on bénit ceux qui se dévouèrent librement. D'autres pensent qu'ils se dévouèrent avant qu'on eût tiré au sort, et qu'ainsi fut diminué d'autant le nombre de ceux qui durent, bon gré mal gré, obéir au sort.