Dans la province (de Judée). Comparez dans Esdras 2.1 l'expression gens de la province.
Dans l'opprobre. N'ayant pas de ville murée, la colonie était exposée à toutes les humiliations.
Et la muraille de Jérusalem est renversée... Nous dirions : Car la muraille... Plusieurs estiment que ces mots se rapportent à l'état de choses tel qu'il existait depuis la ruine de Jérusalem par Nébucadnetsar. Il n'a en effet pas été parlé dans ce qui précède de murs relevés ; dans 2.13,17 Néhémie, parlant de l'état misérable de Jérusalem, ne fait allusion à aucun malheur récent. Mais le douloureux étonnement qu'éprouve Néhémie à cette nouvelle (verset 4), ne s'explique pas, si les murs de Jérusalem sont depuis près de 143 ans dans le même état (la ruine de Jérusalem ayant eu lieu en 588). Nous admettons plutôt (voir nos conclusions sur le livre d'Esdras) qu'à la suite de l'expulsion des femmes païennes par Esdras il se produisit un réveil national qui porta le peuple, menacé de toutes parts par ceux qu'avait froissés cette mesure, à commencer la reconstruction des murs de Jérusalem. Mais alors survinrent Réhum et Simsaï, et tout fut de nouveau détruit (Esdras 4.23). C'est là ce que Hanani raconta à Néhémie, lequel fut d'autant plus bouleversé qu'il savait Esdras à Jérusalem et qu'il avait sans doute fondé de grandes espérances sur la présence d'un homme de cette valeur au milieu de ses compatriotes.