Les crimes des chefs du peuple, cause de la totale destruction de Jérusalem et du temple.
Ce discours est spécialement dirigé contre les chefs du peuple, que le prophète a déjà censurés au chapitre 2, et dont il énumère ici les différentes classes. Trois strophes, chacune de quatre versets, dirigées, la première, contre les princes et magistrats qui oppriment le peuple, versets 1 à 4, la seconde, contre les faux prophètes qui l'égarent et le confirment dans son péché, par leurs promesses mensongères, versets 5 à 8 ; la troisième, contre les princes, les prophètes et les sacrificateurs auxquels Michée annonce sans ambages l'entière destruction de Jérusalem et du temple, juste punition de leurs crimes, versets 9 à 12.
1 à 4 Contre les princes et magistrats.
Les mots : Et j'ai dit, marquent que ce discours est la continuation ou la reprise du précédent. Le prophète précise ici les censures et les menaces déjà énoncées. Il ne pourra développer la promesse brièvement indiquée 2.12-13, comme il le fera aux chapitres 4 et 5, qu'après qu'il aura d'abord mis à nu, dans tout ce qu'elle a d'odieux, l'iniquité d'Israël et annoncé, avec une impitoyable précision le châtiment dont il a parlé jusqu'ici en termes généraux, chapitres 1 et 2.
Chefs, magistrats : les autorités politiques et. judiciaires ; les chefs de tribu et de famille auxquels incombait, concurremment avec les prêtres nommés plus bas (verset 11), l'office de rendre la justice (Deutéronome 17.8 et suivants, 2Chroniques 19.8 et suivants). Le terme traduit par magistrats répond à l'arabe kadi, juge.
Connaître : pratiquement, dans leurs décisions. Si eux, chargés de faire respecter le droit, ne se conforment pas, qui le fera ?