Hier : il s'agit d'un péché récent.
En ennemi : contre qui ? Evidemment contre Jéhova. Bien loin que ce soit lui qui soit l'ennemi de son peuple, c'est l'inverse qui est vrai ; ils l'ont eux-mêmes provoqué. Comparez Esaïe 63.10 : Mais eux furent rebelles.... et, il se changea pour eux en ennemi... Leur révolte contre Dieu se traduit par les actes de violence contre les faibles que l'Eternel a pris sous sa protection spéciale et qu'il a ordonné de respecter (Exode 22.21 et suivants ; Deutéronome 24.19).
La fin du verset est très obscure. Notre traduction rend librement le sens probable du texte hébreu, qui dit littéralement : [on fait] de paisibles passants des gens qui reviennent de la guerre. L'idée est, selon nous : on les dépouille, comme on fait des ennemis après la victoire (comparez la version de Lausanne). La traduction qu'Ostervald et M. Segond donnent des deux derniers mots : en revenant de la guerre, ne présente pas un sens acceptable. Qu'y a-t-il d'extraordinaire à ce qu'on dépouille des gens de guerre ? Celle de plusieurs commentateurs : bien éloignés de (d'aimer) la guerre, fausse le sens des termes hébreux. Enfin, celle de M. Reuss : comme si c'étaient des prisonniers de guerre, oblige à admettre un changement de voyelles.