6 à 11 Justification de ces paroles sévères. en opposition aux faux prophètes.
On refuse d'en entendre davantage ; on est las de ces reproches et de ces menaces.
Ils : les faux prophètes, qui sont l'âme de l'opposition que la vraie prophétie rencontre dans le peuple, et qui veulent lui fermer la bouche, prétendant même le faire en vertu d'une mission divine de là le terme : prophétisent-ils. Comparez le discours de censure Esaïe 28.7,9-10. Par le pluriel : ne prophétisez pas, les adversaires semblent s'adresser à plusieurs prophètes, et on a supposé, non sans raison qu'outre Michée lui-même il est fait allusion ici à Esaïe, son contemporain et, comme lui, un habitant de la capitale.
La seconde partie du verset répond à la parole aigre : ne prophétisez plus, en déclarant que, si les vrais prophètes se taisent, au lieu de dire au peuple (à ceux-ci) la vérité reçue d'en-haut, la ruine de celui-ci sera irrémédiable.
L'opprobre : le châtiment de la captivité qu'eux seuls pourraient détourner.