"Tous les anges, toutes les nationsquelle solennité !**" Bengel.
Ce dernier terme : toutes les nations, montre que le jugement ici décrit est le jugement universel (Romains 2.5-9 ; Apocalypse 20.11-13 ; Actes 17.31)
Mais comme, d'autre part, ceux qui sont admis à la Droite du Sauveur, (verset 34 et suivants) aussi bien que les réprouvés eux-mêmes, (verset 41 et suivants) sont des hommes qui ont eu l'occasion de connaître le Sauveur et de lui faire du bien dans la personne des pauvres, il est évident que Jésus savait qu'à l'époque de sa venue pour le jugement du monde, il serait connu de tous les peuples par la prédication de l'Evangile. (Matthieu 24.14 ; 28.19)
Et comme, d'ailleurs, "le nom de Jésus est le seul nom donné aux hommes par lequel il nous faut être sauvés," (Actes 4.12) on peut en inférer que tous les hommes seront placés en présence de Jésus-Christ et mis en demeure d'accepter ou de repousser le salut qu'il leur offre.
Au jour du jugement, il deviendra manifeste s'ils ont accueilli par la foi l'Evangile de la grâce et si cet Evangile a pénétré dans le cœur de ceux qui le professent, ou si leur religion n'a été qu'une religion des lèvres. Les considérants du jugement indiqués dans cette description prophétique n'excluent donc nullement la grande doctrine chrétienne du salut par la foi ; ils manifestent seulement ceux en qui cette foi "aura été opérante par la charité." (Galates 5.6)