Le but de cette direction divine, qui ne permit pas aux mages de retourner vers Hérode, était d'empêcher l'exécution immédiate des desseins meurtriers du tyran, et de sauver ainsi le petit enfant.
- Tous les interprètes reconnaissent la profonde signification religieuse de cette histoire des mages d'Orient, laquelle a été signalée déjà dans les notes qui précèdent. Mais plusieurs ont révoqué en doute la réalité historique du fait. A ceux qui rejettent les événements rapportés dans tout ce chapitre, à cause de l'intervention divine qui s'y produit fréquemment, l'exégèse n'a rien à répondre, par la simple raison que la foi au miracle, inséparable de la foi au Dieu vivant et personnel, ne se démontre pas.
Pour ceux dont le doute provient de la difficulté qu'ils trouvent à concilier le récit de Matthieu et celui de Luc, il est juste que la question soit examinée avec soin. (Voir Luc 2.39, note.) Quant aux objections tirées de ce qu'on appelle la niaiserie d'Hérode, qui se laisse jouer par les mages, voir verset 16, note 3.