Remplie de haine contre Jean, parce qu'il contrariait sa passion et son ambition Hérodias aurait voulu le faire mourir (grec, le tuer).
Pourquoi ne le pouvait-elle pas ?
Le verset suivant nous le dit clairement, en attribuant à Hérode, à l'égard de Jean, des sentiments tout autres que ceux de sa femme. Mais ici se trouve entre Marc et Matthieu une différence qu'il faut reconnaître.
Ce dernier dit, en effet, qu'Hérode eût voulu faire mourir Jean et qu'il n'en était retenu que par la crainte du peuple. (Matthieu 14.5)
Marc (verset 20) exprime une appréciation toute différente.
On remarquera toutefois que, quand il s'agit de juger un homme faible, sans résolution, débauché, vacillant aux impressions variables, le jugement peut dépendre du moment où on le prend.
Hérode pouvait avoir eu le désir de se défaire de ce témoin importun, dans le temps où il le fit mettre en prison ; mais après avoir eu l'occasion de le voir de près plusieurs fois, il put très bien changer de sentiment à son égard. Marc constate ces nouvelles dispositions envers le précurseur.
Cela n'empêche pas que l'autre motif que Matthieu attribue à Hérode, la crainte du peuple, pût exercer aussi sur lui son influence.