Au lieu de ces paroles, Matthieu a celles-ci : "et celui qui épouse la répudiée commet adultère," parce que Jésus, n'admettant pas la légitimité du divorce dans le cas dont il s'agit, considère cette femme comme étant encore la femme d'un autre.
Dans Marc la pensée est tout autre. Elle suppose une réciprocité et une égalité entre les deux époux qui n'existaient chez les Juifs ni dans la loi, ni dans les mœurs, et qui ne se rencontraient qu'en Grèce et à Rome.
Quelques interprètes en ont conclu que Marc accommode le discours qu'il rapporte à ces mœurs étrangères, ou que Jésus avait voulu établir par anticipation une règle pour son Eglise.
Mais bien qu'une femme répudiant son mari fût un fait inouï parmi les Juifs, n'est-il pas possible que Jésus fit allusion à ce qui venait de se passer dans la famille d'Hérode ? (Marc 6.17)
L'égalité de la femme et de l'homme devant la loi et devant Dieu ressortira certainement de l'Evangile, mais d'une manière entièrement inconnue dans l'antiquité. (Galates 3.28 ; 1Pierre 3.7)