Vous avez dit. C'est ici la preuve de l'accusation du verset 13. Dieu connaît parfaitement les plaintes amères que les Juifs élèvent dans le fond de leurs curs et qu'ils expriment entre eux. Dieu n'envisage pas, dans les Ecritures, comme un procédé coupable que l'on se plaigne de lui, quand c'est devant lui que l'on verse l'amertume de son cur (voir le livre de Job, par exemple, Job 42.7). Le péché consiste ici en ce qu'ils murmurent entre eux et complotent en quelque sorte contre Dieu.
Inutile de servir Dieu. Ils pensent que le culte qu'ils rendent à Dieu doit leur mériter la bénédiction céleste ; trompés dans leur attente, ils accusent l'Eternel d'injustice et même d'ingratitude.
Observer ses ordonnances. Ils s'imaginent être en règle avec Dieu, et pourtant ils le fraudent tous les jours ! La satisfaction de soi-même marche de pair avec l'idée du mérite des uvres, ce sont ici les débuts du pharisaïsme ; et quand ces prétentions orgueilleuses sont confondues par les faits, alors l'incrédulité n'est pas loin.
Mener deuil. Littéralement : marcher en noir, afin de bien montrer que l'on jeûne ; Esaïe 58.2-8 ; Matthieu 6.16.