Des aliments profanes. Littéralement, du pain souillé ; mais ce mot de pain est pris ici dans un sens figuré, car on n'apportait jamais de pain sur l'autel. Il s'agit de la chair des victimes, appelées Lévitique 21.6,8,17 ; Nombres 28.2, la nourriture de Dieu. C'est d'après la même image que l'autel est appelé plus loin la table de l'Eternel. Toute offrande ou tout sacrifice non conforme aux prescriptions légales, était un mets souillé qui déshonorait Dieu lui-même.
D'après Esdras chapitre 6, les frais du culte avaient d'abord été supportés par le trésor du roi de Perse, mais ce ne fut que pour un temps ; Néhémie dut les mettre à la charge du peuple (Néhémie chapitre 10). Celui-ci, trouvant sans doute cette charge trop lourde, faisait les choses le plus économiquement possible, et les sacrificateurs, estimant que la pauvreté du peuple justifiait sa conduite, acceptaient pour l'autel des offrandes qui en étaient indignes. 3.10 prouve également qu'ils ne recevaient pas toutes les dîmes qui leur étaient dues, ce qui les portait à dédaigner leurs propres fonctions.
Est chose vile : ne nous rapporte pas ce qui devrait nous en revenir.