J'ai haï Esaü. Il ne s'agit ici ni d'Esaü séparé de ses descendants, ni du peuple édomite isolé de son ancêtre. Le père et les descendants sont envisagés dans leur unité et présentés comme l'objet du déplaisir constant de Dieu. On connaît le rejet d'Esaü, qui, comme l'aîné des fils d'Isaac, semblait devoir être l'héritier des promesses divines ; il fut mis de côté en raison de son esprit profane et charnel. Le rejet du peuple issu de lui est démontré par l'état de dévastation de son pays, qui fait un contraste frappant avec le rétablissement d'Israël. Les deux pères étant frères et les deux peuples tout proches voisins, cette différence fait sauter aux yeux celle du sentiment avec lequel l'Eternel les envisage et les traite.
Les montagnes. Celles de Séir, au sud-est de la mer Morte (Genèse 36.8). Les Chaldéens doivent avoir dévasté ce pays peu après la ruine de Jérusalem comparez Esaïe 34.6-15.
Des demeures de désert. On a traduit aussi : je la livrerai aux chacals du désert ; notre traduction se justifie mieux grammaticalement. A des habitations de villes, le prophète oppose des tentes de bergers. Sur l'Etat d'Edom, voir Abdias.