14 et 15 Tableau de l'horreur et du mépris général qu'inspiraient dans les derniers temps ces deux classes de personnes.
Ils erraient... Etat d'hommes torturés par leur conscience, maudits par leurs concitoyens et rejetés de Dieu.
On agissait à leur égard, quand on les rencontrait dans les rues, comme on agit à l'égard des lépreux ; comparez l'ordre Lévitique 13.45, d'après lequel le lépreux lui-même devait crier à ceux qu'il rencontrait : Thamé, impur ! afin qu'ils se détournassent. Ainsi, en voyant un de ces sacrificateurs s'avancer, les passants se criaient mutuellement : Ecartez-vous ! voilà un impur !
Leur criait-on : c'était à eux que s'adressait cette épithète, lors même que l'avertissement était donné aux passants. Ce détail frappant des derniers jours de la vie israélite, ne nous a été conservé que dans ce passage.
Quand ils fuyaient. Ce n'était pas pour leurs compatriotes seulement qu'ils étaient un objet d'horreur ; les peuples voisins d'entre les Gentils ne pouvaient souffrir de les voir se fixer parmi eux et leur refusaient, comme à des lépreux, l'asile qu'ils allaient leur demander. Il s'agit ici soit de sacrificateurs et de prophètes qui s'étaient sauvés pendant le siège, soit de faits qui s'étaient passés après la prise de la ville. Comparez Deutéronome 28.65.