L'intervention puissante de l'Eternel dans cette bataille a été comme une répétition de son apparition merveilleuse sur la montagne de Sinaï. Dans Deutéronome 33.2, cette apparition était décrite sous l'image d'un lever de soleil qui a illuminé toutes les contrées d'alentour (Séir et Paran) ; ici elle est dépeinte sous celle d'un orage qui, venant de Séir, du côté du désert, s'est abattu sur Sinaï, l'a ébranlé jusqu'en ses fondements et s'est déversé dans une pluie torrentielle ; comparez Exode 19.18. Cette même scène vient de se répéter en faveur du peuple ; et c'est ainsi que l'ennemi a été anéanti. Il est naturel de conclure de ce passage que la victoire d'Israël sur Sisera avait été facilitée par un violent orage, accompagné d'averses abondantes qui avaient détrempé le sol, rendu difficile la marche des chars et grossi le ruisseau du Kison au point d'en faire un torrent capable de rouler les cadavres des vaincus jusqu'à la Méditerranée.
Ce Sinaï. Elle voit en pensée la sainte montagne du Sinaï ébranlée jusqu'en ses bases par l'approche de l'Eternel. L'image de la pluie n'a pas d'appui dans ce récit de l'Exode ; elle doit donc être inspirée par le fait récent dans lequel Débora voit une répétition du fait antique.